Si on tentait le made in France pour la rentrée !

Si on tentait le made in France pour la rentrée !

Marie-Paris est adhérente et ambassadrice pour les Pays de la Loire de la Fédération Indépendante du Made In France - FIMIF.

Cette fédération regroupe fabricants, entrepreneurs et consommateurs de façon complètement indépendante des services publics et des partis politiques, avec 3 objectifs :

       - proposer  des  services  collaboratifs  entre  entrepreneurs fabricants  in France,

       - offrir  une organisation militante aux consomm’acteurs responsables,

       - pérenniser le sujet du « made in France » dans les médias et dans le débat public.

Ces 3 objectifs et l’indépendance nous ont séduits et la fédération qui fête ses 2 ans d’existence, regroupe déjà une communauté de plus de 10 000 personnes.

Quelles sont les entreprises adhérentes ?

Dans les entreprises adhérentes, on retrouve tous les grands noms du Made In France tel que les Jeans 1083, Le Slip français, Camif, les Meubles Gautier et bien d’autres encore, mais aussi de petites entreprises récentes ou très anciennes, ou bien encore inconnues du grand public car évoluant dans un domaine industriel.

La Fimif initie et publie également des études sur des thématiques qui parlent à tous et sur lesquelles nous pouvons tous avoir une action par nos achats.

L’an passé une des premières études d’envergure a été réalisée sur le vrai coût d’un produit importé si on y intègre la dégradation sociétale et environnementale ! La RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale) est une notion que nous n’avons pas à l’esprit lors de nos achats et pour laquelle les entreprises implantées en France ont l’obligation de tendre à inscrire leurs performances économiques dans un développement durable.

RSE Kesako ?

     

« La RSE va au-delà d’une implantation locale sur un territoire. Elle intègre toutes les composantes économiques, sociétales et environnementales envers lesquelles chaque acteur économique  s’efforcera de trouver des zones de compromis, un juste milieu, un développement dit «durable ». Fimif

Une étude de France Stratégie réalisée auprès de 8500 entreprises françaises de plus de 10 salariés établit que le gain de performance économique imputable à la RSE est de l’ordre de 13%, les actions mises en œuvre sont de divers ordres : Les droits de l’homme et de l’environnement, l’amélioration de l’image de l’entreprise, la motivation des salariés, la gestion des risques, le développement de nouveaux produits, la réduction des coûts de production…

Les véritables coûts de production

Officiellement, la France a réduit ses émissions de CO2 depuis 2000 en accord avec ses engagements internationaux.

Depuis les accords de Kyoto, les émissions de CO2 sont calculées sur la base de ce qui est produit dans le pays et non sur ce qui est consommé. Si on fait la balance importations vs exportation, la France a en réalité augmenté de 15% ses émissions de CO2 : 41% des émissions de carbone en France émanent de produits importés.

Le rapport entre le poids des importations dans le PIB (30%) et la part des émissions de carbones importées (41%) indique que pour 1 point de PIB importé, la France génère 1,34% du total des ses émissions de CO2. (Pour 1 point de PIB réalisé en France, elle n’en génère que 0,84%).

Cette différence importante est due au transport bien sûr mais aussi à l’intensité énergétique pour produire un bien qui est beaucoup plus élevé dans les pays en développement que celle que nous connaissons dans les usines françaises qui ont fait de gros efforts pour être moins énergivores et moins polluantes

« Fabriquer en Chine par exemple requiert 64% plus d’énergie que fabriquer en France, hors transport. » Etude Enerdata.

La plupart des biens et services importés que nous achetons n’intègre à ce jour aucune considération sociale ou environnementale dans la fixation des prix. Cela signifie que le prix réel à payer pour « compenser » le coût social et environnemental devrait être augmenté en moyenne de 58%.

Intégrer les frais sociaux et environnementaux au coût économique pur d’un produit permet de calculer son coût global. Il s’agit du coût qui permettrait au commerce mondial de devenir plus éthique, durable et équitable.

Comment changer les choses ?

Les univers du textile et de la chaussure ont défrayé la chronique avec des scandales sanitaires, sociétaux et environnementaux ces dernières années et sont deux exemples emblématiques de ce non-sens de l’économie mondiale.

Le consommateur peut avoir une influence positive pour rééquilibrer les rapports de force, c’est pour cela qu’on l’appelle consomm’acteur. Alors sans dogmatisme ni jusqu'au-boutisme, il serait bon pour la planète et comme pour nous-mêmes, nos valeurs, le système social dans lequel nous vivons de nous interroger sur l'incidence de nos achats et d'être persuadé que chacun de nos actes peut changer le cours des choses.

 

Retrouvez la totalité de l’étude sur le site de la Fimif.